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Mairie de Couzon au Mont d'or

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La Maison Servan

 

Nous n’avions pas retrouvé, lors de la parution de l’ouvrage du Pré-inventaire en 1998, les actes concernant l’origine de cette maison. De fructueuses recherches aux Archives Départementales nous ont permis de rétablir la chronologie des propriétaires.

Le plus ancien acte que nous possédions était celui de la Vente par Claude Guiot et Elisabeth-Judith Servan, nièce d’Anne Servan, épouse de Félix Brocco en 1809, aux profits de Messieurs Antoine Violet et Jean-Baptiste Reverchon.

Qui possédait la maison avant Félix Brocco et Anne Servan ?

Un acte du Notaire Guyot, nous renseigna utilement.

« Par devant notaire Royal soussigné, Noble Lambert de Ponsaimpierre et de son autorité d’ami, Constance Margonne, son Epouse, veuve de Charles Parie, ont vendu une maison haute moyenne et basse, bâtie à neuf, avec cour, tenaillier, jardin, le tout clos de muraille, à Thomas Brocco, le 16 novembre 1675 »

- Premièrement : Félix Brocco avait donc eu la maison par héritage de son père Thomas Brocco.

Ce dernier était l’époux de Jeanne Garnier. Son frère, autre Thomas Brocco, époux de Anne marie Licca avait hérité du domaine d’Albigny (Château de Bel Air). Nous l’avons appris par un autre acte.

- Deuxièmement : nous apprenons aussi que la maison appartenait à l’épouse de Lambert de Ponsaimpierre : Constance Margonne qui était la fille de Gilles Margonne et de Marie de Jussieu (illustre famille lyonnaise). Elle avait donc hérité de son mari, selon leurs testaments respectifs en date du 23 mars 1652.

Dans le même acte, on apprend que Charles Parie avait obtenu la maison à la mort de son père : Pierre Parie, qui l’avait eue par adjudication et sentence de la Sénéchaussée et Présidial de Lyon, le 5 septembre 1623.

Curieusement, dans un terrier (Loirivière), Clément Parie, Boucher à Lyon reconnaît posséder le domaine, ceci en date du 7 octobre 1603, et, en 1622, Philippe Parie cède son banc dans l’Eglise de Couzon et son vas (ou caveau) à Louis de Rochefort (qui achètera plus tard la Viarde). Y a-t-il eu une querelle au sujet d’un héritage en 1622/23 ? Les actes du Notaire Blache qui auraient pu nous éclairer à ce sujet ont disparu.

Ce qui est presque certain, c’est l’appartenance des bâtiments à la famille « Parie » parfois orthographiée « Parye ».

Par contre, aux XVème et XVIème siècles, il est très probable que ce ténement de maisons avait pour propriétaire la famille Petrequin du Tret, signalée par diverses reconnaissances ou nommées (1446) pour l’établissement des Impôts !

La Maison « Servan » a gardé sur le mur de façade 3 colonnes peintes. Voulait-on rappeler par celles-ci la famille de Lambert de Ponsaimpierre (Prévot des Marchands) dont le blason portait « d’Azur à deux colonnes toscanes d’argent » ? Erreur de peintre (il fallait 2 colonnes au lieu de 3) ou simple coïncidence ?

D’autre part, nous ne pouvons terminer l’historique de cette maison sans rappeler le crime affreux commis dans ses murs. En effet, dans la nuit du 3 au 4 décembre 1866, Anne Marie Thomasset veuve d’André Violet, âgée de 71 ans, a été assassinée par un voisin Ambroise Barrel, âgé de 31 ans. C’est sa petite fille, Marie Décrand, qui la retrouvera, le 4 au soir, au pied de l’escalier. Barrel avait été condamné plusieurs fois. Il inspirait la crainte dans le village, on s’était même cotisé pour qu’il parte de Couzon… Mais, il était revenu !

Petit détail révélé lors du procès : sur un bras, il avait un tatouage « Pas de chance – Mort au Gendarmes ». En fait, c’est lui que les gendarmes ont conduit à la mort.

Il a été guillotiné le 7 mars 1867 à 6 H00 du matin, Cours Charlemagne à Lyon.

TOUT COUZON Y ETAIT !

 

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