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Mairie de Couzon au Mont d'or

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Petit historique

 
A partir du Xème siècle, on relève dans les cartulaires et autres archives le nom de Coson, Cosonis puis plus près de nous, Cozon.
Carrières
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D’après les dernières recherches étymologiques, ce nom signifierait « rivière de région montagneuse » et ne viendrait pas du nom de l’ile de Cos (d’où les plants de vignes des monts d’Or seraient originaires, importés par une colonie grecque). Aucun document à ce jour ne fait pencher pour l’une ou l’autre thèse.

Le plus ancien monument de la commune est sans conteste l’aqueduc romain du Mont d’Or, encore bien visible dans le chemin rural, n°57. D’une longueur de 2750 m environ sur le territoire de Couzon, il serait le premier aqueduc ayant été construit pour alimenter Lyon en eau, vers l’an 20 avant J.C.

Couzon a connu bien des vicissitudes. Tout d’abord causé par les habitants de Lyon en 1269. Ces derniers étaient en rebellion contre les chanoines comtes de Lyon. Aux cris d’ « En avant Lion le Melhior », ils ont attaqué les châteaux d’Ecully, Couzon, Civrieux et Genay.

Les châteaux des chanoines ont été brulés et pillés. Il est fort probable que le chemin rural n° 39 dénommé « Mutinan » (des mutins…. ?) sur d’anciens actes de notaires soit la rémanence d’un très lointain souvenir. C’est vraisemblablement à cette époque que le colombier, situé à proximité et appartenant aux chanoines a été détruit.

Ensuite, la guerre de cent ans jusque vers 1434 apportera son cortège de malheurs. Premièrement avec les armées anglaises, les tard-venus (vers 1362) débris de l’armée anglaise contre lequel le roi Jean lutta et ensuite les écorcheurs car dès 1430 Charles VII renvoie une partie des « routiers » sur les routes de France. Sans subsistance, ils se transforment en brigands avec Séguin de Badefol ou Rodrigue de Villandrando et autres Seigneurs français à leur tête. Le château de Vimy (Neuville sur Saône) a été en partie ruiné et les habitants dépouillés, violés, tués. A un degré moindre, il est bien évident que ces bandes ne sont pas passées en simples touristes à Couzon !

Pendant les guerres de religion, les huguenots, avec leur chef, le baron des Adrets, vers 1562 auraient aussi laissé des traces.

Le XVIIème et le début du XVIIIème semblent plus paisible à Couzon. Par contre, à la fin du XVIIIème, la Révolution a vu la transformation des propriétés. Par exemple, la maison Chevrillon (actuellement maison de personnes âgées « Saint-Raphaël ») deviendra le siège de la Garde Nationale et prison d’Etat. Seul semble être épargné le Château de la Guerrière. En effet, la famille Valesque étant très estimée à Couzon, personne ne s’est porté acquéreur du château mais la famille y a perdu deux fils, l’un fusillé à Perrache, l’autre aux Brotteaux.

Au XIXème siècle, la commune sera défigurée, voire même coupée en deux en 1848 par le percement de la ligne PLM – Paris/Marseille. L’ancien château en fera en grande partie les frais.

Vue de Couzon
Vue de Couzon

Au XXème siècle, le doublement de la voie ferrée en 1902 détruira à jamais le site. Que reste-il de l’ancien château des chanoines ? Fort peu de choses :

- les bâtiments de la Viarde, au Nord,
- la grosse tour d’angle Nord-Est,
- le mur du rempart Est où l’on voit encore le chemin de ronde, (au bas de ce mur un fossé en partie comblé),
- le clocher de l’Eglise formant la tour Sud-Est,
- Coté Sud-Ouest, seulement 3 maisons subsistent.

Celle portant la plaque « Place Fayard » était la maison appelée l’Auditoire (ici, la justice siégeait et rendait ses sentences). La porte fermant le château se trouvait à l’angle de cette maison – un gond encore visible en serait le dernier vestige.

Les autres maisons et les 3 tours du côté Ouest ont été sacrifié pour le passage des trains. L’ilot central du château a quant à lui vu sa démolition lors de la construction de la nouvelle église en 1855.

 

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